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Festival de la Cinémathèque 2026 : Debra Winger et John Badham à l’honneur du 11 au 15 mars

Du 11 mars 2026 à 10h00
au 15 mars 2026 à 23h40
la Cinémathèque française
51 rue de Bercy
75012, Paris

Du 11 au 15 mars 2026, la Cinémathèque française donne le tempo de son Festival (13e édition), à Paris et dans onze salles partenaires. Au programme : un double hommage à Debra Winger et John Badham, une place majeure accordée aux restaurations récentes, et une Journée d’étude « Cinéma & Écologie » co-organisée avec le CNC et la CST.

Dans un agenda saturé de nouveautés, le Festival de la Cinémathèque française joue une autre partition : celle du grand écran comme machine à remonter le temps, où chaque projection ressemble à une redécouverte. L’édition 2026 met en avant deux trajectoires hollywoodiennes qui racontent, chacune à leur manière, la fabrication des mythes… et ce qu’ils coûtent.

Debra Winger : le choix des rôles, et le prix du star-system

Si le nom de Debra Winger évoque immédiatement un certain idéal du jeu américain, c’est aussi parce que sa filmographie s’est construite à contre-courant de l’automatisme industriel : des rôles choisis, des collaborations marquantes, et une intensité qui laisse des traces. Le Festival 2026 la remet au centre, comme une actrice qui a su imposer une exigence artistique au cœur d’un système pas toujours tendre avec celles qui refusent d’être interchangeables.

Parmi les échos les plus directs à cette réalité, le Festival annonce la projection de Searching for Debra Winger, documentaire réalisé par Rosanna Arquette, consacré aux pressions subies par les actrices (âge, image, pouvoir, narration médiatique).

Pour les cinéphiles, c’est l’occasion idéale de revisiter, en salle, des films qui ont façonné une époque — et de relire la place d’une interprète quand l’histoire du cinéma se raconte trop souvent au masculin.

John Badham : le pouls des années 70–80, du dancefloor à la paranoïa technologique

De l’autre côté de l’affiche, John Badham, artisan majeur du cinéma populaire américain, arrive avec un pedigree qui parle à tous ceux qui aiment quand le divertissement capte son époque au lieu de la fuir. Le Festival le présente comme invité d’honneur, avec une carte blanche.

Badham, c’est notamment Saturday Night Fever, chronique d’une bascule culturelle, mais aussi WarGames, dont la vision anxieuse des systèmes automatisés résonne très fort à l’heure où l’IA s’invite partout. Et quand on remet aujourd’hui Blue Thunder devant nos yeux, le film change de couleur : surveillance, ordre public, technologie, peur diffuse… tout paraît plus proche.

Restaurations, hommages, Bruxelles et une Journée d’étude « Cinéma & Écologie »

L’édition 2026 maintient ce qui fait le sel du Festival : une large place donnée aux dernières restaurations et une série d’hommages annoncés à plusieurs cinéastes (dont Aleksandar Petrović, Robert Bober, Anja Breien, Pierre Zucca). Le Festival rendra aussi un hommage à l’historien et archiviste Naoum Kleiman, ainsi qu’un focus sur Kadokawa Pictures et sur la ville de Bruxelles.

Autre temps fort : une Journée d’étude, organisée le jour de l’ouverture, intitulée « Cinéma & Écologie – Réinventer la critique, interroger les pratiques », co-organisée avec le CNC et la CST. Une promesse : penser le cinéma au présent, sans renoncer au patrimoine.

Infos pratiques

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