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Les jeunes vont sauver le cinéma : exemple avec les éclats d’écran

24 janvier 2026
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Publié le  

Le hasard — ou la providence — a voulu que, la même semaine, La Radio du Cinéma croise plusieurs visages de la relève cinéphile : des jeunes de l'assemblée des spectateurs, des étudiants en L3 Arts du spectacle Lettres Modernes et une équipe qui cumule casquettes de critiques, de programmateurs et de cinéastes. Leur point commun ? Une conviction contagieuse : le cinéma a de l’avenir dès lors qu’on le fait circuler, qu’on le raconte, qu’on le partage. À ce jeu-là, l’association Éclats d’écran avance à visage découvert.

Il existe des aventures cinéphiles qui démarrent comme un plan-séquence : un élan, une idée, puis le mouvement ne s’interrompt plus. Éclats d’écran s’inscrit dans cette énergie. Au départ, Martin Cadot raconte qu’ils étaient trois, avec le désir d’écrire des critiques et d’assumer un regard de jeunes sur le cinéma d’aujourd’hui, sans oublier celui d’hier. Le projet a grandi : « On est aujourd’hui 26 à écrire des critiques », explique Martin Cadot président de l'association éclats d'écran.

Ce qui nous rend optimistes, ce n’est pas seulement le nombre, ni l’enthousiasme. C’est la méthode : écrire, argumenter, douter, puis inviter le public à prolonger la séance par la parole. Quand une génération se met à fabriquer des rendez-vous concrets, le cinéma cesse d’être une nostalgie ; il redevient une pratique.

Le cinéma par les jeunes, pour tous : une écriture qui donne des clés

Chez Éclats d’écran, certaines plumes vont loin dans l’analyse, d’autres choisissent la forme courte, celle qui déclenche l’envie d’aller en salle, tout simplement. Dans les deux cas, l’objectif reste clair : faire émerger un point de vue, le défendre, et offrir au lecteur une boussole — jamais un verdict.

« L’idée, c’est vraiment que chacun expose son idée et son envie et ce qu’il a pensé du film », précise Martin Cadot, à propos des échanges après projection.

Le slogan, « Le cinéma par les jeunes, pour tous », n’est pas une posture. Il annonce une porte d’entrée. Et c’est peut-être là que l’optimisme prend racine : quand la critique redevient une invitation au dialogue, elle nourrit le désir de cinéma au lieu de le refroidir.

Quand la passion devient itinérance : des projections-débats, là où les salles se font rares

L’autre bascule, c’est la diffusion. Martin Cadot décrit une logique de tournée : se déplacer dans des communes rurales comme dans des villes, avec du matériel de projection, pour rendre les courts métrages accessibles à des publics qui n’ont pas toujours une salle à proximité. Le principe est simple et précieux : une sélection, une séance, puis une conversation qui met tout le monde à hauteur d’écran.

Sur la page officielle du festival itinérant 2026, Éclats d’écran annonce une première édition structurée autour de thèmes qui leur tiennent à cœur : la jeunesse, les femmes et la nature

Retrouvez l’ensemble des actions et événements sur la page HelloAsso de l’association : LES ÉCLATS D’ÉCRAN.

Ce type d’initiative dit quelque chose de concret sur l’avenir du cinéma : il y a des films, mais il faut aussi des lieux, des moments, des passeurs. Éclats d’écran construit, étape après étape, une circulation. Et c’est précisément ce travail patient qui donne de l’espoir.

Du scénario à l’écran : soutenir la création, puis accompagner la rencontre avec le public

Troisième axe, moins visible mais décisif : l’accompagnement de projets. Martin Cadot raconte un appel à projets avec la sélection d’un court métrage, puis la constitution d’une équipe d’environ dix personnes. Ensuite viennent les réalités du métier : recherche de financements, constitution d’une équipe technique, décors, puis diffusion une fois le montage terminé.

Martin Cadot reste tournée vers l’action : ouvrir des espaces où des scénaristes peuvent présenter leurs textes, en parler à un public, croiser des regards professionnels. Pas de promesse miraculeuse, plutôt une logique d’occasions créées. Là encore, notre optimisme tient à une chose : quand des jeunes cinéphiles fabriquent des scènes de rencontre, les projets finissent par trouver des relais.

Dans trois ans : une communauté qui grandit, et le cinéma qui se partage mieux

À la question de l’avenir, Martin Cadot répond sans prophétie, avec des repères concrets. Il rappelle la croissance du collectif : « On est 38 alors que nous étions 10 au début ». Stagiaires, interviews, projet de magazine : les idées s’accumulent, avec une ambition stable — promouvoir le cinéma, de la création à la diffusion.

Le point le plus rassurant est peut-être là : la communauté. Des spectateurs qui deviennent discutants, des discutants qui prennent goût à la programmation, et des programmateurs qui donnent envie à d’autres de franchir la porte d’une salle, d’une médiathèque, d’une salle des fêtes. Le film continue après le générique, dans la conversation — celle qui fait revenir.

Infos pratiques

Si vous aimez les échanges qui prolongent la séance, suivez l’actualité d’Éclats d’écran et nos rendez-vous sur La Radio du Cinéma. L’avenir du cinéma se lit aussi là : dans des initiatives jeunes, tenaces, et joyeusement collectives.

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