El Ser Querido : le cinéma de la pudeur selon Sorogoyen - CANNES 2026

El Ser Querido (l'être aimé) de Rodrigo Sorogoyen.  un film pudique dans lequel il y de la place pour les regards, les silences, le langage du corps. 
Le pitch : Réalisateur de renommée mondiale, Esteban Martínez revient en Espagne pour tourner son nouveau film. Il confie le rôle principal à sa propre fille, une jeune actrice qu’il n’a pas revue depuis treize ans. Entre eux, ce tournage ravive un passé douloureux et des blessures jamais refermées..
Le film mise avant tout sur la force du jeu, et dans ce domaine, Javier Bardem est à la hauteur de ce qu’on attend de lui. Présence magnétique.
Rodriguo Sorogoyen a fait un vrai job de réalisateur : Le jeu des images et des couleurs apporte une respiration rythmique plutôt bienvenue, notamment dans quelques passages un peu trop longs.. La photographie du film révèle au maximum le jeu des acteurs.
Il y a aussi, par petites touches, un soupçon de drôlerie qui empêche le film de sombrer dans un trop plein de gravité.
Me reste une interrogation autour du personnage incarné par Marina Foïs. Sa présence a du mal às e justifier ? Le personnage semble parfois en décalage .. . Une réserve qui n’enlève cependant rien au jeu de l’ensemble.
En compétition cette année à Cannes, un bon film, un cinéma de la pudeur.. à voir ????
Amandine .Bacconnier pour la Radio du cinéma - Cannes 16.05.2026
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